La lutte des classes, c’est notre lutte à tous !

La lutte des classes, c’est notre lutte à tous !

A la demande des salariés de l’entreprise Peugeot Scooters de Mandeure, dont la direction a annoncé le licenciement de 100 salariés, et de l’entreprise Alstom de Belfort, dont la production des ailettes est menacée de délocalisation en Pologne, Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle pour le Front de Gauche, s’est rendu sur ces deux sites mardi 24 janvier, accompagné de Pierre Laurent, Secrétaire National du Parti Communiste Français et d’une délégation du Front de Gauche.

Deux – mauvaises – surprises dans cette journée : en arrivant à Mandeure, sur le site de Peugeot Scooters, Cyril Keller, délégué syndical, prend la parole pour annoncer que la direction, apprenant la venue de la délégation, a pris la décision de mettre les ouvriers en chômage technique. Une manière d’éviter que ceux-ci débrayent et viennent à la rencontre d’un candidat qui porte un programme à la hauteur de leurs attentes. La réaction de Jean-Luc Mélenchon ne se fait pas attendre : « N’est-ce pas extraordinaire de voir les puissants prendre peur de nos mots ? ». A Mandeure, les militants CGT et CFDT expliquent que Philippe VARIN, PDG de Peugeot, a décidé de fermer définitivement l’un des deux sites de production de scooters, celui de Dannemarie (en Alsace), et de licencier 100 salariés du site de Mandeure. Au moment ou l’on apprend que la Poste, entreprise dont l’état détient 100% des parts, commande 3000 scooters en chine… cherchez l’erreur, ou la duperie !

De la même manière l’après-midi, lorsque le Front de Gauche, en répondant là encore à l’invitation des salariés, visite l’atelier d’Alstom, une partie de ceux-ci, qui était restée un peu à l’écart, font carrément demi-tour lorsque Jean-Luc Mélenchon s’avance pour les saluer… Il aura fallu un coup d’œil de l’encadrement pour que s’éparpillent les travailleurs. Un coup d’œil et aucun d’entre eux n’a pu serrer la main du candidat à la présidentielle ! Le motif : la direction avait décidé d’annuler la visite le vendredi soir, sans prendre en considération que, là aussi, les ouvriers attendaient Jean-Luc Mélenchon.
Lundi, Jacques Rambur, Responsable CGT Alstom Power, une « tête dure », a donc menacé d’entrer en résistance et de mettre l’usine en grève si cette annulation était maintenue. Inquiète devant cette menace, la direction a levé l’interdiction, mais a transformé ce chantage en faisant pression sur les salariés : aller à la rencontre du candidat du Front de Gauche signifierait sanctions (notamment une retenue sur la fiche de paie). La répression syndicale est rejointe ici par la répression salariale.

Lors de la réunion avec les salariés du site (une dizaine à « osé » y assister), nous avons entendu des témoignages poignants, nostalgiques d’une époque ou les « artisans de l’industrie », fiers de leurs métiers, étaient respectés.

Tout au long de cette journée, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent sont allés discuter avec les citoyens et les salariés de tous les secteurs. Que ce soit à Mandeure ou à Belfort, les débats ont été riches d’enseignements et de propositions. Plus de 450 personnes ont fait le déplacement et échangé sur l’emploi, la santé, l’énergie, l’éducation, l’écologie … tous ces sujets sont abordés par les intervenants qui interpellent le front de gauche sur le programme populaire partagé. Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent décrivent les mesures qui seront prises pour relocaliser l’activité, abordent les nouveaux droits des salariés dans les entreprises, notamment le droit de préemption contre la fermeture d’une entreprise qui réalise des bénéfices, la planification écologique, la sauvegarde du savoir faire des ouvriers. Ils reviennent sur l’abrogation de la loi HPST, dont la T2A, la tarification à l’activité.
Les visites et débats, s’ils ont démontré que la répression syndicale et salariale prennent une amplification démesurée qu’il faut combattre sans céder, ont une nouvelle fois confirmés que les propositions du Front de Gauche faisaient écho aux propositions de contributions des salariés et des citoyens au programme populaire partagé.
Ils ont aussi établi clairement que contrairement à ce que l’on veut faire croire, le FN n’est pas le parti des ouvriers. Les travailleurs ont déclaré que ce parti d’extrême droite n’est et ne sera jamais le bienvenu dans le monde ouvrier, que tous ne sont pas dupes de l’abjecte récupération politique de la catastrophe sociale que vit le pays par Madame Le Pen. Bruno Lemerle, secrétaire général CGT de PSA Sochaux a déclaré que « Le FN n’a qu’une ambition : diviser les ouvriers. Mais nous ne laisserons pas faire et contestons fermement tout soutien au Front National ! ». Tout est dit !
Nombre de ceux qui nous ont accueilli ce mardi, et les 4500 personnes qui se sont rendu au meeting de Besançon, ont ressenti que l’ambition du Front de Gauche est réellement de renverser la table y compris dans le domaine du partage du pouvoir dans les entreprises. La aussi notre slogan « Prenez le pouvoir ! » à toute sa pertinence. Ce n’est qu’à cette condition que les travailleurs ouvriers, techniciens retrouveront une ambiance apaisée et leur fierté de classe ouvrière.

Laurence Sauvage

Revue de presse du passage de Jean Luc Mélenchon et Pierre Laurent en Franche Comté

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