« La révolution par les urnes » (L’est Républicain le 16/01/11)

Des candidats portant l’étiquette Front de gauche seront présentés conjointement par le parti communiste, le parti de gauche de Mélenchon et les Alternatifs dans dix cantons sur les dix-huit renouvelables. « Nous souhaitons poursuivre la démarche de rassemblement à gauche en vue de la construction d’un projet de transformation de la société. Notre ambition n’est pas de mettre fin au sarkozysme mais d’apporter de vraies réponses à la crise. Après le mouvement social sur les retraites, quelle continuité entre la rue et les urnes ? Nous lançons un appel à tous ceux qui ne veulent ni de pansements sociaux ni d’aménagement du capitalisme », souligne Annie Ménétrier, élue bisontine PCF. Si PCF, PG et Alternatifs sont parvenus à un accord politique, il n’en a pas été de même avec le NPA de Besancenot avec qui a été passé un accord électoral et de soutien réciproque. Le NPA aura le champ libre, en clair pas de concurrent de la gauche de la gauche en trois cantons.

Par ailleurs, le Front de gauche ne veut surtout pas sous-estimer les cantonales de mars prochain mais au contraire, se saisir de ce scrutin, le seul avant la présidentielle 2012, comme d’une opportunité politique. Emmanuel Girod (Parti de gauche) appelle « à se servir du bulletin de vote et à faire la révolution par les urnes car on veut une gauche pour de bon et une écologie pour de vrai ». Pour Emmanuel Girod, si le front était aux affaires départementales, « l’argent public irait au bien public, les entreprises coopératives seraient soutenues, les transports gratuits et il y aurait la planification écologique ». Il le glisse au passage, « DSK et ses plans d’austérité » ne sont pas vraiment la tasse de thé du parti de Mélenchon mais cela se sait depuis longtemps.

Choix fiscaux

C’est à la fois « une grande espérance face à la social-démocratie et une volonté de réinvestir le champ politique » que voit naître Marie-Odile Crabbe-Diawara (Alternatifs). L’élue municipale bisontine affirme qu’il y aurait des choix à faire en matière fiscale « car on ne peut augmenter tout le temps l’impôt ». En tout cas, ils savent tous que c’est le dernier scrutin cantonal avant la réforme des collectivités. Christophe Lime, adjoint au maire de Besançon (PCF) dénonce « la nécessité d’avoir 12,5 % des inscrits et non plus 10 % pour être présent au second tour, ce qui renforce le bipartisme ». Sa collègue Annie Ménétrier s’élève contre la volonté gouvernementale de réduire les compétences des départements et régions au profit d’un renforcement du pouvoir des préfets ».

Yves ANDRIKIAN

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